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Izia, une pas si mauvaise fille (quoique...)

Posted on by Orell

En conclusion d'une tournée d'un an Izia a investi le Trianon pour trois soirs de rock polypocket (ma copine rousse trouve toujours des termes improbables. J'adore!). J'y suis allée pleine d'appréhension car je venais de la voir sur grand écran. Elle tient le premier rôle dans le film "Mauvaise fille" qui est l'adaptation du roman de Justine Levy. Alors qu'elle est pressentie pour être nommée au César du meilleur espoir féminin, qu'elle a été encensée par la critique, je dois l'avouer: j'ai détesté.

J'ai souvent entendu parler d'elle en live. On m'a toujours dit qu'elle était formidable, hyper péchue, dynamique, drôle, bref un grand moment et qu'il ne fallait pas la rater. Je l'ai aimé sur CD, je l'ai détesté sur la toile, qu'en serait-il sur scène?

Accompagnée de ma copine rousse, nous avons commencé par un pit stop ravitaillement bière au bar. Et puis nous avions à débriefer sur tellement de choses comme la vie, l'amour, les vaches etc. (d'ailleurs si quelqu'un a le numéro du barman, le grand, châtain, tout mignon.. Je suis preneuse. Merci, bisous). Tout ça pour ça et meubler un peu cet article et finir par dire que l'on a raté la première partie... C'est MAL. Pardon.

20h40, l'heure de vérité. Izia fait son entrée vêtue d'une micro jupe à froufrou, d'un top laissant apparaître son ventre (Gwen Stephani sort de ce corps) et d'un parfait perfecto. C'était parti pour plus d'une heure et demi de show (la setlist est ). C'est incroyable comment un si petit corps peut envoyer niveau vocal. Elle chante juste, terriblement bien et exclusivement en anglais avec un accent parfait. Rien à dire. Et le tout avec une angine (merci la propolis!)

Izia est péchue. C'est indéniable. Elle a une énergie de dingue qu'elle tente de communiquer à son public mais... Nous étions en fosse, sur la droite (pas loin du bar et des toilettes, placement stratégique qui vaudra un article un jour: où se placer pendant un concert selon la salle où l'on se trouve). Et je dois dire que l'ambiance n'y était pas vraiment. Contrairement à une Florence Welsh qui arrive à faire sauter tout un Zénith d'un geste de la main, la pétillante Izia a beaucoup plus de mal. Il y a un truc qui ne prend pas. Mais quoi?

Et puis je trouve qu'elle a un énorme défaut: elle parle trop! Et quand elle lance un "Mother Fucker" elle n'est tellement pas crédible. A la limite du ridicule. Au balcon papa Jacques était là pour veiller au grain. Il aurait pu lui apprendre à se taire entre les chansons, nan? Elle me fait penser à Jennifer Ayache, la chanteuse de Superbus que je trouve insupportable en live. ça viendrait de moi alors? J'aurai un problème avec les chanteuses de rock française? Hum. Jalousie? Naaaaaaaaaaan !

Elle a conclu le set par un duo guitare-voix avec son guitariste et complice depuis 7 ans Sébastien Hoog. Et n'a pas pu s'empêcher de raconter sa vie une fois de plus... (just SHUT UP!!!!). Izia a un énorme potentiel (elle a tout d'une grande!) et même si elle tourne depuis très longtemps, elle mérite de gagner encore en maturité (et de fermer sa gueule).

Orell

Izia, une pas si mauvaise fille (quoique...)

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